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À l’ère de l’anthropocène, des extinctions de masse d’espèces animales et du réchauffement climatique, la question de notre survie en tant qu’espèce se pose.

La tentation du transhumanisme est forte. S’il n’y a pas d’âme immortelle c’est donc le corps qui devra être rendu immortel. Mais nous, nous entendons défendre l’idée transvitaliste, car la survie, même augmentée, n’est pas suffisante. Pour rester humain, il nous faut vivre.

Vivre d’une vie qui est d’abord celle de l’âme, cette flamme divine que chacun porte en soi comme le trésor le plus caché et le plus précieux.

Nous voyons dans l’art, avant tout, un rappel de cette vie spirituelle. Les œuvres majeures de maintes époques et civilisations en sont le plus vif témoignage.

Elles nous rappellent qui nous sommes ; elles nous disent que nous n’appartenons pas simplement à l’ici et au maintenant mais que nous participons à une plus vaste dimension.

Même pour survivre, il nous faut une raison de persister dans l’être, une raison qui dépasse la simple peur animale de mourir. Il nous faut vivre à la hauteur de ce que nous sommes. L’art nous en donne les moyens concrets.

L’enjeu de cette démarche est d’abord éthique : comment donner vie et puissance à la meilleure part de nous-même pour qu’elle agisse dans le monde de manière réellement constructive ?

Ce sont les choix culturels du réductionnisme scientiste (et non-scientifique), de l’emprise de la techno-science, de la toute-puissance du marché et d’une vision dégradée du vivant et de l’humain qui nous ont conduit au bord de la catastrophe. Ce sont d’autres choix culturels, comme l’émerveillement retrouvé pour toutes les formes de vie, y compris non humaines, l’entraide mutuelle et la reconquête d’une dimension transcendante de l’être humain qui, seules, pourront nous sauver de nous-mêmes.

C’est aux artistes inspirés, et donc inspirants, qu’il revient d’animer ce nouveau mouvement esthétique que nous appelons de nos vœux : le Transvitalisme.

Mouvement fondé sur une attention scrupuleuse à la richesse et à la diversité des traditions spirituelles — depuis la préhistoire jusqu’à nos jours — qui ont offert un art qui est d’abord un accès à la transcendance. Une vision de ce qui est au-delà de cette vie-ci. Une perspective sur ce qui ne meurt pas. L’horizon de l’immortalité. Toutes les traditions, chacune de manière spécifique, attestent de cette unique Réalité. Le Transvitalisme est la traduction contemporaine de cette nécessité intemporelle, il n’a pas d’autre objectif.

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